Reconnus coupables de détention illégale d'armes et activités terroristes, les 11 combattants rebelles risquent d'être bientôt pendus. Ils ont été condamnés à la peine de mort dimanche par le tribunal spécial créé l'an dernier, au lendemain de l'attaque du MJE contre Khartoum.
Les rebelles avaient été stoppés aux portes de la capitale soudanaise à l'issue de violents combats qui avaient faits plus de 200 morts.
Depuis, ce tribunal spécial juge les personnes arrêtées dans les rafles qui avaient suivi l'attaque. En tout, ce sont donc aujourd'hui 82 rebelles soudanais condamnés à la peine de mort.
« Procédures judiciaires injustes »
Pour être appliqués, les verdicts doivent être confirmés en appel puis par la plus haute juridiction soudanaise, avant d'être signés par le chef de l'Etat, Omar el-Béchir. Pour le moment aucun des condamnés n'a encore été pendu.
L'organisation Amnesty International s'est déjà dite « scandalisée par le fait que les autorités soudanaises continuent d'appliquer la peine de mort après des procédures judiciaires injustes ».